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09 Juin 2026
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ART
 
La Région honore le travail de nos plasticiens
 

Le jeudi 17 décembre, dans le salon de réception de l'Hôtel de Région, à Ajaccio, un jury placé sous la présidence de Simone Guerrini (Conseiller Exécutif délégué à la Culture) et composé d'élus, de responsables des services concernés ainsi que de personnalités du monde des arts et des médias, a remis le «Grand prix des arts plastiques» aux lauréats de l'année 2009 : Mario Sépulcre (peinture), Max Ristori (photographie) et François Retali (sculpture), se sont vus ainsi remettre chacun un prix de 3 000 euros   ; quant à Tatiana Wodska, elle a reçu le prix «Jeune Création» (également 3000 euros), qui récompense un artiste de moins de 30 ans concourant dans l'une des trois catégories concernées.

Une politique de soutien à la créations plastique et aux arts visuels

Simone Guerrini
entouree des laureats

De par ses compétences dans le domaine culturel – définies par le statut du 13 mai 1991 et renforcées par la loi du 22 janvier 2002 –, la Collectivité Territoriale de Corse définit elle-même sa politique en matière d'aide à la Création Plastique et aux Arts Visuels.

Son action dans ce domaine s'organise autour de quatre grands axes : création (aide à l'installation et à l'aménagement d'ateliers et de laboratoires d'artistes, d'une part, aux projets de résidences d'artistes, d'autre part), promotion (aide à la réalisation de produits publi-promotionnels et de catalogues, dans le cadre d'opérations s'inscrivant principalement à l'extérieur de l'île, et aide à l'aménagement des lieux d'exposition), achats (dans le cadre d'une commande publique) et formation (aide aux actions de sensibilisation aux arts et à la création d'écoles et d'ateliers, bourses destinées à des étudiants inscrits à des formations artistiques n'existant pas dans l'île et « bourses aux jeunes talents »).

C'est donc dans le cadre général de cette politique, que la CTC organise depuis quatre ans le concours «Grand Prix des arts plastiques de la Collectivité Territoriale de Corse», ouvert à tout artiste plasticien (peintre, sculpteur ou photographe) en activité et résidant en Corse.

Zoom sur les œuvres primées

Villanovu in pesu huile sur toile
de Mario Sepulcre

Le Grand prix des arts plastiques nous conduit d'un univers à l'autre, à commencer par celui de Mario Sépulcre qui expose depuis l'âge de 17 ans et a étudié les Arts Visuels au Canada. Ayant axé d'abord ses expositions sur la figuration de l'imaginaire et confirmé un vif intérêt pour la peinture de la Renaissance occidentale, le peintre a initié, il y a une quinzaine d'années, une recherche sur la nature morte dont il a fait un espace énigmatique, une interrogation existentielle distanciée, une véritable dramaturgie.

Rocade 12 de Max Ristori

Côté photographie, la mise en lumière de l'oeuvre de Max Ristori est une invitation à suivre le parcours atypique d'un artiste qui, parallèlement à la découverte de la photographie, a d'abord étudié le droit avant de devenir consultant en gestion. Ayant rapidement intégré l'informatique dans son travail, l'Ajaccien a entamé, il y a environ 10 ans, une recherche picturale et formelle qui l'a conduit à une première exposition dans sa ville natale autour de la construction des paysages et de l'architecture des villages corses.

Co-fondateur en 2003 du groupement Gap2A avec les artistes Maro, Vincent Milleliri et Jean-Charles Barguès, Max Ristori propose, entre peintures, photos et vidéos, une œuvre qui, outre l'omniprésence de la mer, s'oriente également vers un questionnement sur le paysage urbain, ses mutations, sa périphérie.

Santa Reparata de Balagne
Route de Novella de Francois Retali

Le sculpteur François Retali, lui, qui a étudié les Beaux Arts à Paris, a exposé jusqu'à Londres et enseigne la communication visuelle à l'Ecole Estienne et à L'Université de Paris 13, récupère des objets et des matériaux usagés, marqués par le temps (tôles, poutres brûlées) et utilise le néon comme élément graphique et fédérateur pour produire des assemblages offrant une relecture poétique de ces «restes» ramassés et transmués sous un halo de modernité.

 

Kokon de Tatiana Wodska

Enfin, la Collectivité territoriale de Corse n'oubliant pas les jeunes talents, elle a vu en la Tatiana Wodska, de quoi honorer le Prix Jeune Création. Cette sculptrice née en 1977 en Pologne a, après avoir obtenu un Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique à Nice, créé l'association «Mi project» en Haute-Corse, puis intégré la Galerie Catherine Issert à Saint-Paul de Vence et participé à l'exposition biennale d'Art contemporain de Nîmes.

Elle a su faire siennes ces petites pièces de bois polies et assemblées en forme de toupie molle ou de cocon, pour produire un ensemble de douceur exprimant un désir de quotidien contrôlé, assumé, les formes ainsi créées revêtant un caractère biologiquement intimiste au travers duquel se dessinent tranquillement des cycles.
 

Mention du jury à Jeanne De Petriconi pour «Suerta»

Suerta de Jeanne de Petriconi

Le tableau de cette initiative culturelle ne serait pas complètement dressé sans la citation de Jeanne De Petriconi . étudiante à l'école des arts décoratifs de Paris et remarquée par le jury pour sa vision hélas si contemporaine de la souffrance humaine («Suerta») et pour son «arbre à Chaos», sculpture faite de miroirs et de matériaux réfléchissants qui donnent au spectateur une image fractionnée de lui-même et du lieu. L'espace y éclate pour dire une fragilité qui tente d'élaborer une force. Malgré l'explosion de l'image, quelque chose, pourtant, veut pousser et faire… «arbre».

 


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